L'histoire du mouton d'Islande

L'histoire du mouton icelandic est indissociable des conquêtes et des explorations vikings du  IXe ciècle.


 Les conquêtes vikings nous laisse en héritage plus de 34 races de moutons européens nordiques à queues courtes dont les plus connues sont les races Shetlands, Finnoises et Romanov. Partout où ils allaient, cet animal indispensable à leur survie les suivait et s'adaptait à leur nouvel environnement. C'est ainsi qu'entre 874 et 930 débarquère sur l'île les premiers moutons de la vieille race norvégienne et que l'histoire de l'Íslenska sauðkindin, le mouton d'Islande, débutait. 
(réf. https://rafhladan.is/bitstream/handle/10802/9353/Rit_31_ICELANDIC_AGRICULTURE.pdf?sequence=1 )

Une vieille race inchangée depuis plus de 1100 ans... vraiment?

My multi-line text
Sculptée dans la glace: Du IXe au XVIIIe siècles

De l'ère médiévale jusqu'à l'arrivé de l'agriculture moderne le mouton islandais a évolué exclusivement dans un système de pâturage à l'année où la sélection s'effectuait principalement sous la pression de dame nature. Au gré des saisons, des intempéries, ainsi que des disettes, ce mouton s'est adapté à son environnement hostile posant les bases génétiques de la race que nous connaissant aujourd'hui: Robuste, Résiliant et Adapté à convertir en énergie tous ce qu'il peut brouter.

C'est ainsi qu'en plus de mille an, trois-cent-soixante-milles moutons peuplèrent cette îles en s'imprégnant de son environnement. Il accompagnait ainsi l'Homme dans sa survie, indispensable pour sa viande, sa fibre ainsi que pour son lait. Par contre il n'est encore qu'une race archaïque: Petite, chétive et peu productive. 

Nous retrouvons dans une édition de 1828, une description scientifique de cette race écrite par Georges-Louis Leclerc (1707-1788), compte de Buffon:

"Ce bélier d'Islande pesait Quatre-vingt-six livres et demie... - Sa laine était grosse, longue, lisse, dure; elle avait jusqu'à huit pouces de longueur; parmi cette longue laine, il y en avait une autre plus fine, moins lisse, plus douce..."






Forgée par le feu: La révolution agraire du XVIIIe et XIXe siècles 

Dans la foullé de la révolution agraire mondiale, avec un siècle de retard, l'Islande cherche également à réformer son agriculture: Ses moutons, trop peu pruductifs, doivent être améliorés. 
Voulant agir rapidement, l'Islande importera du Danmark des béliers de races espagnoles et anglaises: Ces tentatives se solderont par des échecs, introduisant maladies et parasites. Notamment, en 1878, l'importation d'un bélier Anglais mènra à l'abattage de 60% du cheptel islandais.  
Les importations des années du début du XXe siècle ont quand à elles provoquées trois épidémies majeures résultant à d'autres abattage de masse de 1941 à 1959 afin d'héradiquer de l'île le Maedi-visna ainsi que la paratuberculose.
L'Islande ferme définitivement ses frontières à l'importation: Il faudra donc travailler la race à même son patrimoine génétique ancestral, donner naissance à une race moderne qui ne sera plus tout à fait la même.


              
Le mouton Icelandic moderne XXe siècle à aujourd'hui
C'est dans les année `50 que le travail génétique de la race s'est accéléré. La création de la station d'épreuve de SouthRam, l'utilisation des échographies et d'un programme de sélection génétique solide permettra à la race est devenir ce qu'elle est aujourd'hui. 
Au début des années `90 la technique d'insémination artificielle par voie vaginale, mise au point par les chercheurs islandais, permettra de diffuser une génétique de qualité à la grandeur de l'île.
Grâce au travail acharné des islandais, cet aniamal est devenu productif et rentable tout en gardant sa capacité de survie dans un environnemnt hostile, de grossir rapidement sur pâturage et d'offir la meilleur viande d'agneau au monde.


Déjà 32 ans en Amérique du Nord!  

Importé en Amérique du Nord en 1985 par Stefania Sveinbjarnardóttir-Dignum, une Canadienne d’origine Islandaise, le mouton  Icelandic s'est alors propager à travers le continent. Nous avons eu l'honneur de la connaître personnellement. Malheureusment décédée en 2007, nous avons eu l'honneur d'accueillir sa fille et son troupeau à notre ferme après sa mort
  
 
 
 
 
 
 





Considéré comme une race de taille moyenne, les béliers atteignent 180 à 220 lbs alors qu’une brebis en bonne condition pèsera de 130 à 160 lbs. Les sujets à cornes et sans cornes sont acceptés selon les critères de race pour les deux sexes. En Islande, on cherche à créer des sujets larges, courts sur pattes, avec une excellente condition bouchère. La queue est naturellement courte, ce qui élimine le besoin de couper les queues des agneaux. Un mouton Icelandic ayant la queue coupée ne pourra être enregistré. La Société Canadienne d’Enregistrement des Animaux enregistre les moutons Icelandic des éleveurs d’Amérique du Nord.  
 
La période normale de gestation est de 142 jours, soit 5 jours de moins que la plupart des races commerciales. Les agneaux naissent petits mais vigoureux. Ils sont sur pieds et se nourrissent seuls quelques minutes seulement après la naissance. Souvent, dans le cas de jumeaux, le premier agneau né a bu avant que le deuxième agneau ne naisse. Les brebis adultes requiert que très rarement de l’aide pour l’agnelage. Cette vigueur se transmet lors de croisement avec d’autres races. 
 
L’œstrus des brebis commence en octobre et se poursuit jusqu’en mai si non accouplée. Les béliers semblent être naturellement désaisonnés. Il n’est pas rare qu’une brebis en santé soit encore productive à 10 ans. Les agneaux atteignent rapidement leur maturité sexuelle. Les béliers peuvent être productifs dès l’âge de 5 mois et on présente souvent les agnelles aux béliers avant leur première année.  
 
La prolificité est plutôt bonne avec une moyenne de 175 à 200%. Les triplets ne sont pas rares. Un gène de naissances multiples de type Booroola a été découvert chez le mouton Icelandic. Le gène Thoka a été nommé en l’honneur de la brebis chez qui on l’a découvert.

Description du Monton Icelandic en Amérique du Nord